Quand un enfant arrive chez toi, il n’arrive pas frais et dispo...


J’ai envie qu’on parle plus souvent de l’enfant.

Celui qui arrive dans nos vies par la naissance.

Celui qui devient le nôtre par la force des liens.

Et celui qu’on nous confie, souvent au pire moment de son histoire.

Pour moi, les enfants sont sur la plus haute marche de la pyramide.

Tout est pensé, dans ma tête comme dans mon quotidien, pour protéger leur développement.

Pour rendre leur enfance plus vivante, plus libre, plus pétillante aussi.

Mais la vérité, c’est qu’il n’y a aucune justice dans la naissance de chaque être humain.

Tu arrives ici avec un père, une mère, un environnement, un niveau de sécurité ou d’insécurité qui va déjà orienter une immense partie de ta trajectoire.

Certaines familles soulèvent un enfant vers les plus hauts sommets.

D’autres l’entraînent dans la boue avant même qu’il ait eu la chance de comprendre ce qui lui arrivait.

Et l’enfant qu’on retire de son milieu est souvent victime de plusieurs choses en même temps.

Avoir vécu l’impensable.

Avoir manqué de tout.

Avoir subi.

Avoir trop parlé.

Avoir gardé le silence.

Avoir dit la vérité.

Avoir crié à l’aide sans réponse.

Avoir attendu qu’on vienne le chercher.

Avoir voulu rester ailleurs.

Alors quand il arrive chez toi, il n’arrive pas “juste” dans une nouvelle maison.

Il arrive avec tout ça.

Et quand on est famille d’accueil, on le sent.

On sent que l’enfant porte une expérience de vie beaucoup trop lourde pour lui.

On sent que son corps a déjà développé trop de réflexes pour se protéger.

Et on sait qu’en une fraction de seconde, tout peut basculer si on met trop de pression, trop vite… ou qu’on lit mal ce qui se passe.

J’ai vu tout ça.

Le trouble d’attachement déguisé en opposition.

La négligence déguisée en trouble de l’apprentissage.

Le trauma déguisé en TDAH.

J’ai vu des enfants pleins de potentiel perdre leur lumière sous le poids de ce qu’ils avaient vécu.

Il n’y a pas de solution miracle pour aider ces enfants-là.

D’abord, il faut les comprendre assez pour ne pas se laisser aveugler par leurs comportements de protection et leurs mécanismes de survie.

Ils les ont surentraînés.

Et c’est exactement pour ça qu’on se sent vite impuissante comme RTF devant eux.

J’ai créé Accueil Apaisant pour partager une posture d’accueil qui aide à ne plus se retrouver seule et démunie devant un enfant réactif et déraciné.

Une approche qui place la relation et la sécurité affective au centre du processus d’accueil de l’enfant hautement vulnérable.

Parce que c’est avec ces bases-là (et avec beaucoup de patience) qu’une vraie étincelle peut rallumer l’avenir d’un enfant.

Concrètement avec l'outil Accueil Apaisant, tu reçois des repères pour RTF, des outils et des recommandations pour faciliter l’intégration de ton prochain jeune et mieux comprendre ce qui se passe vraiment en dedans de lui.

Et ça, ce sont des ingrédients majeurs pour la longévité des familles d’accueil DPJ :

se sentir soutenue,

moins seule,

et plus solide dès l’arrivée d’un nouveau placement.

Si tu veux accueillir avec plus de justesse dès les premières minutes, Accueil Apaisant est là pour ça.

Réponds à ce courriel si tu veux recevoir Accueil Apaisant. Je répondrai personnellement à tes questions.

À la prochaine,

Geneviève xx

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